"Lorient en Liberté" Place de la Mairie - Lorient 
Spectacle historique commémoratif conçu pour les 50 ans de la libération de la Poche de Lorient 

Spécial "Lorient en Liberté" | Spectacle conçu, écrit, mis en scène, en images et en musiques : Franck-Luc DANCELME | Projection images géantes et réalisation : KD Production | Création et colorisation des images : Christian LOGIOU Franck-Luc DANCELME | Sonorisation, lumière : EURODROP Gérard DENTELLE | Le père écrivant à son fils Jean-François MACAIGNE | Artifices : EURODROP Daniel AZANCOT | Rôle de Jeanne Carouzé Isabelle HILAIRE | Rôle du jeune résistant Kévin DANCELME | Le narrateur Franck-Luc DANCELME |


| Ce spectacle a été créé dans le cadre de la célébration du cinquantenaire de la libération de la "Poche de Lorient", libération qui eût lieu le 10 mai 1945. Le support de ce spectacle fût la façade de la mairie conditionnée avec de la lumière, des artifices et sur laquelle 216 images géantes furent projetées par 3 canons à images de Type Pani BP6 équipés de pieds panoramiques et d'obturateurs à iris reliés à une console en vue d'animation des images. Après avoir réuni le plus grand nombre de documents et journaux de l'époque grâce aux services de la bibliothèque municipale de Lorient, après avoir rencontré plusieurs Lorientais qui vécurent cette période et après de longs entretiens avec monsieur Armand Guillemot, initiateur du projet et responsable de celui-ci pour la Mairie de Lorient, un scénario fût établi et une ébauche de texte proposé pour aval avant finalisation. Une fois le principe acquis, un travail mit en parallèle plusieurs actions qui furent : - la recherche et le choix des musiques qui allaient accompagner chaque tableau, suivi d'un découpage, montage et mixage de l'ensemble, avant insertion et mixage des voix. - l'écriture d'un texte définitif, suivi de l'enregistrement des voix des différents intervenants. - La recherche et sélection des images qui allaient constituer ce programme et qui seraient retravaillées pour la création des images définitives. Le tirage en noir & blanc de celles-ci en laboratoire au format 24 cm. x 24 cm. suivi d'une colorisation manuelle, image par image. Un story board définitif fut réalisé sur lequel toutes les interventions furent décrites précisément en incluant le time code et le descriptif des textes, des musiques, des images, des interventions lumineuses et des effets pyrotechniques tout au long des 40 minutes de spectacle. | 
| "Hip, Hip, Hourra!", "Hip, Hip, Hourra!", "Hip, Hip, Hourra!". "In the Mood" de Glenn Miller résonne sur la place et la façade forme un immense drapeau bleu/blanc/rouge. Une voix se fait entendre : Narrateur : «A l'aube du 6 juin 1944, pour la première fois le soleil se lève à l'Ouest, portant dans ses éclats le bruit sourd des canons, annonciateur du début de l'Espoir et de la Liberté retrouvée.» «Il y a cinquante ans, le 10 mai 1945, l'une des dernières villes libérées fut Lorient. Cinquante années marquées par le souvenir de celles et ceux qui ne sont plus... de celles et ceux qui ont vécu dans leur éternité pour nous permettre d'exister... Aujourd'hui, Lorient en Liberté se souvient.» | 
| Narrateur : «1939 - Hitler dans sa folie entraîne le Monde dans les ténèbres.» «Le 10 mai 1940, les Panzers allemands envahissent la Belgique, franchissent les Ardennes et ouvrent une brèche dans notre défense. La surprise est totale. L'ombre de la terreur s'étend sur la France. C'est l'exode et le début des années noires sous le joug de l'occupation.» |  
| Le père écrivant à son fils : «Lorient le 25 juin 1940 Mon cher fils, Depuis que tu as embarqué sur le chalutier "La Barbue", il y a une semaine, les événements se sont précipités et à ce jour nous vivons à l'heure allemande dans une ville enchaînée. Tous les navires ont quittés la rade ou ont été sabordés. Le malheur s'est abattu sur notre chère ville de Lorient. Le 19, un chalutier, "La Tanche", a sauté sur une mine, faisant 190 morts. La veille, un autre drame avait commencé avec l'incendie des cuves de Priatec. D'énormes nuages noirs enveloppent la ville et la nuit les flammes illuminent la rade. Cette nuit un vent violent a poussé les flammes sur le village du Cosquer surprenant dans leur sommeil les habitants, qui n'ont pu, les malheureux évacuer leurs maisons. Comme je te l'annonçais au début de cette lettre, les allemands occupent la ville. En effet après avoir vaillamment défendu trois heures durant nos positions aux Cinq Chemins de Guidel ce 21 juin, nous avons du rendre les armes. Les allemands menaçaient d'exécuter les prisonniers et de bombarder la ville, alors le drapeau blanc fut hissé en fin de journée. Je voulais te dire aussi que ta mère et moi pensons à toi, si loin, mais libre. Nous confions cette lettre à ton cousin Loïc qui va tenter de te rejoindre en Angleterre avec quelques camarades. Tes Parents qui t'aiment.» |  | Narrateur : «Lorient devient la clé de voûte du front allemand occidental, le PC de la Marine Allemande. L'Amiral Dönitz et le docteur Todt engagent de gigantesques travaux. En premier lieu, des bases indestructibles destinées aux sous-marins, et puis la mise en place de ce qui va devenir le Mur de l'Atlantique. Des constructions capable de résister à tout ce qui existe comme armement.» |  | Narrateur : «La Bataille d'Angleterre commence le 12 août 1940. Sur Lorient les attaques se multiplient, s'intensifient. Après un court répit, elles reprendront en 1942 annonçant déjà ce que sera la destruction de la ville en 1943.» |  | Narrateur : «Le 7 décembre 1941, l'attaque surprise des Japonais sur Pearl Harbour entraîne les États-Unis dans la Guerre. Cette fois le conflit est mondial, et fait de l'Amérique la plus grande puissance industrielle du monde, fournissant des armes, des chars, des navires, des avions de chasse et des bombardiers aux alliés.» | 
| Narrateur : «Dans la nuit du 14 au 15 janvier 1943, deux cent de ces bombardiers se dirigent sur Lorient. 10.000 bombes incendiaires et une vingtaine de bombes explosives sont larguées. Les fusées éclairantes illuminent la ville comme en plein jour.» |  | «Journal de Jeanne Carouzé. Nous avons quitté la ville le 16 janvier pour nous réfugier à Locminé. Jamais je n'aurais pu imaginer qu'un tel enfer puisse exister. Les bombardements de nuit ont duré jusqu'au 16 février, puis d'avril à mai, ce fut le tour des bombardements de jour. L'exode s'est répété comme une histoire sans fin. La ville a été quasiment désertée. Nous avons appris plus tard que 60.000 bombes incendiaires et 500 bombes explosives avaient été déversées sur la ville. Lorient n'est plus que ruines. Le manque de nourriture commence à se faire ressentir. Mais combien de temps cette guerre va-t-elle encore durer?» | 
| Narrateur : «La solution finale décidée par Hitler donne à l'horreur toute son ampleur.» «Dès 1941, des foyers de Résistance s'opposent à l'occupant. Dans le Morbihan la Résistance engage des actions armées, organise des sabotages. Sabotages de poteaux télégraphiques, de poteaux indicateurs, de voies ferrées.» «Peu de résistants sont reliés à un réseau ou à un mouvement, et pour eux le danger ne vient pas seulement des allemands mais aussi des dénonciations anonymes.» |  | Le jeune résistant : «Chers Parents, Je vous embrasse affectueusement pour la dernière fois. J'ai été condamné à mort et je vais au poteau aujourd'hui, le jour de mes dix-huit ans. Je m'en vais le cœur calme avec la satisfaction d'avoir fait mon devoir. Chers parents ne perdez pas courage. Je veux aussi que vous gardiez de moi quelques souvenirs et que mon frère André garde l'accordéon. Chers père, mère et frère une chose que je vous souhaite, c'est d'être heureux après la guerre. Votre fils Ferdinand qui vous aime.» |  | Narrateur : «Avec le temps, la Résistance s'organise, s'unifie autour de Jean Moulin. Les allemands essaient de réduire les maquis par la terreur, des opérations de ratissage, des arrestations massives, des tortures, contre ces combattants de l'ombre. A la veille du débarquement, la Résistance se montre désormais au grand jour.» |  | Narrateur : «A l'aube du 6 juin 1944, débute l'opération "Overlord"...» Commentateur de radio au lendemain du débarquement : (Documents d'époque avec commentateur français & anglais) «Le débarquement......» |  | «Bien que rapide, la progression des troupes américaines se heurtent à des poches de résistance allemande. Vannes est libérée le 5 août. Le 25ème Corps d'armée allemand se replie sur Lorient et déchaîne une violence aveugle, multipliant exécutions sommaires et actes de barbarie. Le 7, les blindés américains, aux portes de Lorient, subissent de lourdes pertes et se replient. La "poche" se referme sur 27.000 allemands.» |  | Neuf mois durant, aux côtés des forces américaines, 12.000 résistants venus du Loir et Cher et de toute la Bretagne, font le siège de la Poche et soutiennent des combats meurtriers. Rassemblés dans la 19ème D.I., ils sont mal équipés, mal nourris, et subissent la rudesse d'un hiver glacial.» |  | «le 7 mai 1945, après 277 jours de siège, le commandement allemand signe la reddition à Etel. Le 10, à Caudan, le général Fahrmbacher remet son arme à son homologue américain, le général Kramer. Les communes de la Poche sont enfin libres. Les charniers de Port-Louis et de Penthièvre viennent témoigner des horreurs du fascisme. Le Pays de Lorient n'est plus qu'un champ de ruines calcinées.» | 
| « C'est la fin du cauchemar, l'aboutissement d'un grand combat populaire. Cette fois la guerre est bien finie.» «Il faut bâtir et rebâtir encore. La vie reprend ses droits, fait d'espoir et de Liberté. Nos regards se portent vers l'avenir, créant une ère nouvelle, de paix et d'amitié entre les peuples.» |
|