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Les SHOW Parfums DIOR

Shows de lancement des parfums Poison & Dune
pour le compte des Parfums Christian DIOR


Spécial Parfums Dior

 

 

La Démesure sur Mesure?...

   ... plus c’est court ...

... plus c’est Show!

 

Vaux-le-Vicomte - Un show livré clés en main pour le parfum “Poison”. (Photo : James Lignier)

RÊVEUR POUR PARFUMS STARS

l Par Laurence Coster
Un lancement de parfum est l’occasion de manifestations prestigieuses. Soirées de gala aux cours desquelles le point d’orgue est la présentation de la star parmi les stars : le Parfum lui-même.

Dans son 188ème numéro, ENVOYÉ SPÉCIAL (sur FRANCE 2), présentait “Essence et Sens”, un reportage montrant l’industrie du parfum à travers ses multiples étapes; de la création à la fabrication, du lancement à la commercialisation. Des images du show “Dune” (Dior), à Vaux le Vicomte, étaient utilisées pour le générique de l’émission et servaient de référence à la séquence lancement de parfums. Images magnifiques que résume si bien Isabelle Adjani, la marraine de “Dune”:

«C’est une vision extraordinaire que cette pluie d’or et d’argent qui éclatait le ciel si clair en pleine nuit d’orage : ces quelques minutes d’hypnose étaient une exquise retombée en enfance». Ce rêve éveillé, vécu par 1 300 invités privilégiés, révéla un flacon mesurant huit mètres de haut au milieu des lumières, des lasers et effets spéciaux : une scène digne de Spielberg.

Sublimer
l’instant

 Le créateur de cet événement, Franck-Luc Dancelme, est un spécialiste de l’éphémère. En 1982, il invente le “show-express”, spectacle de deux ou trois minutes d’une extrême intensité catharsique qui laisse une trace indélébile dans la mémoire des spectateurs. Cela commence avec la présentation du véhicule “Jules” pour les parfums Dior. S’ensuivront les shows de lancement pour “Poison” et “Dune”, toujours Dior, “Rare” pour Jacomo, “Enigme” pour Cardin, et bien d’autres.

L’artiste se qualifie lui-même de “metteur en rêve de l’imaginaire” ou encore de “conteur des temps modernes” : «Je veux créer une communication créative hallucinante». Le principe est de bousculer l’imaginaire des spectateurs, de gommer de leurs esprits pendant quelques minutes toutes préoccupations, tout présupposé, de les faire voyager hors du temps durant quelques secondes ou quelques minutes : «J’essaie par le choc émotionnel de mettre les spectateurs en position de déséquilibre, donc de réceptivité totale. Offrir une véritable démesure sur mesure. D’aucuns parleront d’hallucination collective!».


Dans la nuit de Vaux-le-Vicomte, Franck Dancelme
fait apparaître “Poison”
(Ph. : J. Lignier)

Les spectacles de Dancelme sont composés comme une symphonie « Sur la partition : des lumières, des feux d’artifices, des jeux d’eau, des effets pyrotechniques, des notes de musique, des mots, des images... comme une progression visionnaire. Le but est de créer une vision éphémère indélébile. Faire du ciné en direct plus que de la pub, mettre en scène un lieu à travers un thème donné, faire passer l’information par l’émotion, sublimer l’instant».

Magicien
rêveur

Franck-Luc Dancelme est un rêveur, un concepteur, un créateur. Il transforme le temps et l’espace pendant quelques minutes et métamorphose un site pour laisser une empreinte différente et unique de celui-ci dans la mémoire des spectateurs. Magicien des mots, il écrit des textes mais conçoit aussi des images, manipule les sons et met en scène, orchestrant le tout au moment de la réalisation des spectacles; ceux-ci s’étendant parfois sur plus d’un kilomètre de longueur et cinq cent mètres de largeur. Ces quelques minutes de magie nécessitent plusieurs camions de matériels et de techniques, mais comme le dit l’artiste : «La technique mise au point il faut l’oublier, ne plus penser à elle. Ce n’est qu’un outil, et cet outil est le même pour tous. C’est dans la manière de l’employer, la vivre et d’en jouer, que tout change. Un pinceau n’est qu’un pinceau, une guitare qu’une guitare, une plume qu’une plume. Le but paraît pourtant simple : ne faire qu’un avec la plume, la guitare ou le pinceau.»

Une
Signature

Franck Dancelme a su, au fil des années, imposer sa signature. Avec ses hallucinants spectacles fugitifs, bien sûr, mais il est aussi reconnu comme concepteur et réalisateur de grands spectacles culturels, historiques ou commémoratifs qu’il met en place pour des municipalités ou gouvernements étrangers. En préparation, deux spectacles de type “Féerie urbaine” qu’il compte déplacer de ville en ville afin «d’apporter un peu de lumière et de chaleur dans le cœur des gens qui viendront s’évader de leur quotidien».

Oui! Franck Dancelme est un doux rêveur, qui vit au rythme de ses fantasmagories pour le plaisir de tous, petits et grands.

L.C.

 

Soyons
          bref !

Un regard, un mot, un geste suffisent à faire passer l’essentiel, se faire comprendre, exacerber l’émotion, sublimer l’instant.

Selon «Le Bouddha» : “Meilleur que mille mots privés de sens est un seul mot raisonnable, qui peut amener le calme chez celui qui écoute.”

Dans la communication spectaculaire - dite “événementielle” - il est facile de tomber dans l’excès et la débauche de moyens d’expression ou techniques. Il suffit d’en rajouter (croit-on) pour faire passer le manque de contenu et épater (le croit-on encore) celles et ceux qui regardent, écoutent et entendent.
L’art repose en vérité sur la concision, pour ne garder que le mot, la note et l’image qui résume tous les autres. C’est alors que ce mot, cette note et cette image ne peuvent s’adapter qu’à un instant et à nul autre.
Par une alchimie inexplicable, l’éphémère délivre son lot d’émotion, de magie et d’émerveillement gravant dans la mémoire de chacun ce moment unique comme celui d’un état de grâce, hors du temps, hors les frontières, unificateur.
Et le temps lui-même, dans son échappée inexorable, ne pourra que sublimer le souvenir de cet instant dans l’esprit de celles et ceux qui l’ont vécu, laissant une trace indélébile de cette vision lapidaire dont la fugacité semble nous dire :

“La simplicité est un art!”.

Franck-Luc DANCELME

Un flacon géant de 8 m.

du Parfum "Poison"

 

 

 

 

n Par Christine JOOSTEN
CE N’EST PAS DU CINEMA. CE N’EST PAS UNE PHOTO.
C’est le récit éphémère vécu. En mille dimensions et en mille sensations. Cela s’appelle Poison et c’est le cadeau que Christian Dior réservait à ses invités un certain soir de septembre à quelque cinquante-cinq kilomètres de Paris, dans le château de Vaux-le-Vicomte. Soirée à grand tralala comme il ne s’en fait plus guère, quand à minuit passé de quinze minutes le tam-tam se met à retentir dans les jardins soudainement plongés dans l’obscurité la plus totale... le sol crépite d’étoiles... et dans la nuit noire, au pied de la colline, le château fait face au château... et le ciel s’embrase... et le ciel se déchire... et de ses entrailles, du cœur du cataclysme naît un gigantesque flacon sur lequel s’écrivent en lettres rouge sang : P.O.I.S.O.N. Ebahi, ébloui, fasciné, envoûté, captivé, le spectateur est tétanisé jusqu’à ce qu’il reprenne ses esprits, deux minutes et vingt secondes plus tard, dernière lumière et dernière notes éteintes. C’était le temps d’un rêve. C’était ailleurs.
C’est lors d’occasion comme celle-ci que l’on se rend compte combien la puissance des mots est limitée pour exprimer les sensations.

Un spectacle qui rentre par tous les pores de la peau

et qui vient réveiller en nous notre âme d’enfant.

Les statues du jardin

vont avoir plein de
choses à se raconter.

l Silhouette méphistophélique, le diable en personne est de la fête, ricanant de sa dernière trouvaille : le brouillard! En fait, fumigènes et artifices provoquent une réaction thermique, et une sacré purée de pois prend le relais des fumées artificielles. Le château s’atténue peu à peu jusqu’à sombrer dans le brouillard. Du vrai Spielberg ... On s’attend presque à voir les extra-terrestres débarquer. Et pour ce qui est de Lucifer ne voyez là que Franck Dancelme, travesti comme trois de ses amis, en personnage moyenâgeux. Subterfuge qui leur à permis de se fondre à la foule à l’entrée du château et de verser 2 tonnes de carboglace dans les fontaines : l’eau se transforme en fumée et les bassins bouillonnent. De quoi donner un avant-goût du spectacle aux invités...

l Le flacon, énorme structure gonflable de 8 mètres de diamètre et de 7,60 mètres de hauteur, a été conçu pour résister à un vent de 80 km/h. La matière est un tissu poreux qui laisse passer 30% d’air afin de supprimer le risque d’éclatement. Il faut compter 15 minutes pour le gonfler, il est maintenu ensuite par un système d’air pulsé constant. A titre indicatif, positionné sur sa plate-forme élévatrice qui le décolle de terre d’une douzaine de mètres, le flacon atteindrait au niveau de son bouchon le sixième étage d’un immeuble. L’élévateur est bien entendu caché par un mur invisible, d’où cet effet extraordinaire du flacon qui s’élève dans la nuit noire. Apparition réussie.

l Fumigènes blancs, rouges, verts; 30 artifices blancs tout autour du bassin rond devant l’écran; 4 Cannonspaces qui transpercent le ciel jusqu’au fond de la galaxie; 2 projecteurs BP6 pour les images géantes; 8 stroboscopes simulateurs d’éclairs; 400 artifices rouges disposés le long de la perspective, du château à la colline; 12 barres ACL (aircrafts); 16 projecteurs longue portée de 2 kW; 10 Palaces (quartz qui éclairent la fumée); 2 lasers (Krypton et Argon) qui servent à l’écriture de Poison et de Christian Dior sur le flacon; et pour envelopper le tout, 2 fois 12 kW (soit 12 000 W!) de son. Reste que la coordination soit efficace et aboutisse à rendre la vie magique pendant quelques minutes. Et c’est le cas. Sans faute de parcours.

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Dernière mise à jour  / Last update : 17/11/2009