Aérobic artistique Animateurs Automates Bulles de savon Cabaret Cabaret moderne Cabaret pyrotechnique Cadre aérien Cancan Caricaturistes Char coloré Corde lisse Création costumes Cyberanimation Cyborgs Danse Bollywood Danse urbaine Danse verticale Danses orientales Drapé chorégraphique Echassiers Paramoteurs Fil dur Funambules Grand Aboyeur Royal Gymnastique acrobatique Imitateurs Jonglage Lanceurs de drapeaux Magie - Close up Magie - Grande illusion Mât oscillant Mimes Moyen Âge - musique et spectacle Musique - groupes de reprises Musique - percussions Musique Blues-Jazz Musique classique Musiques d'ailleurs Musiques du monde Ombres chinoises Peinture visage et corps Portés acrobatiques Robots Shows laser Silhouettistes Sosies chanteurs Sosies comédiens Spectacle russe Spectacles circassiens Spectacles de marionnettes Spectacles tahitiens Statues vivantes Tambours de l'Empire Théâtre de rue Tissus aériens 
|   
Chalet de Pierre - Courchevel Spectacle privé réalisé dans le cadre du passage à l'an 2000 |  | Création, mise en scène, images montage musical et réalisation : Franck-Luc DANCELME | Une Production : LOGOS Group | Chef de projet, organisation Directeur de production : Philippe LAUWERS |
Click to see the Making Of the Show Y2K - Click to see the film of the Show Y2K | Tout à commencé un jour de mai 1999, lorsque Philippe Lauwers, dirigeant de Logos Group m'appela pour travailler avec lui sur une opération privée qui devait avoir lieu à Courchevel. Il devait organiser - pour un groupe de 80 personnes - une semaine de vacances avec au final, pour le 31 décembre passage à l'An 2000, une soirée hors du commun. Il me proposait de prendre en charge la conception et l'organisation de la soirée du 31 décembre alors que lui aurait à gérer l'organisation de la semaine; qui impliquait la location des plus beaux chalets de Courchevel, la réservation des plus belles suites des Hôtels les plus prestigieux de la célèbre station et la réservation de restaurants et de boîtes de nuit de manière exclusive pour des soirées privées; ce qui ne semblait pas une simple besogne, sachant que nous serions en pleine période de vacances de Noël et que la station serait bondée. Pour l'organisation de la soirée un lieu était déjà envisagé : Le Chalet de Pierre. Il fallait se rendre sur place pour voir les possibilités d'intervention et savoir si les propriétaires étaient prêts à louer pour une soirée et en exclusivité leur espace qui pouvait recevoir plus de 400 couverts. Nous devions aussi nous rapprocher des organismes municipaux et de l'office du tourisme, ainsi que du service des pistes pour connaître les contraintes de notre projet. mais encore fallait-il que nous ayons un projet. Afin d'en mettre un sur pied, nous nous sommes donc rendus - Philippe Lauwers, la décoratrice Brigitte Ullens de la société Intuition, et moi-même, début juin 1999, sur les lieux que nous avons filmés photographiés et imaginés dans un environnement enneigés. | 
Photo panoramique du Chalet de Pierre et de sa terrasse lors de notre repérage début juin 1999 | 
Premiers crayonnés autour du Chalet de Pierres, réalisé au premier repérage le 2 juin 1999 | Alors que Brigitte Ullens visitait le Chalet, avec Philippe nous sommes allés repérer le site. Assis sur les hauteurs, nous observons le Chalet de Pierre en contrebas. De loin, il me paraissait être un énorme navire ancré à la montagne. Une idée commençait à germer. Je sortis un bloc et commençait à griffonner quelques croquis, ne cherchant pas à prendre en considération l'aspect budgétaire de cette opération ou ses contraintes administratives et techniques, mais uniquement la démarche créative. Nous allions donc métamorphoser ce Chalet en un Paquebot transatlantique qui serait pris dans les glaces. J'exposais cette idée à Philippe et Brigitte, et décidons de partir sur celle-ci pour établir notre projet et envisager ses contraintes et nécessités. Les jours et les semaines qui suivirent nous permirent de proposer un projet au client et de mettre sur pied une première équipe avec laquelle nous allions envisager la viabilité et faisabilité de ce projet que je baptisais Y2K. Alors que Philippe orchestrait l'ensemble des problèmes de production ( rapports avec les clients, gestion et logistique à Courchevel, réservation des chalets, chambres et hôtels pour les invités et les équipes techniques, etc.), avec Christian Magotte, directeur technique et régisseur de l'opération, nous mettions sur pied un premier dossier technique en vue d'une réunion avec les autorités locales ( police, service des pistes, mairie, autorisation préfectorale, etc.). | 
| Il faut quand même dire que pour le spectacle extérieur, je ne m'étais pas retenu et avais décidé d'occuper au maximum l'espace visible par les invités autour d'un scénario qui commençait à se préciser. Et pour l'application des techniques nécessaires à la réalisation, nous devions implanter toutes sortes de matériel à plusieurs endroits dans la montagne, avec toutes les contraintes que cela impliquait en hiver, tant au niveau de la sécurité des skieurs et des contraintes que le service des pistes nous imposerait que des passage de câbles dans la neige et de l'alimentation électrique, de l'exploitation d'artifices disséminés la montagne en calculant les risques d'avalanches, de la protection des matériels contre le froid et le gel, du transport des équipements sur les lieux d'exploitation qui ne pourrait se faire qu'avec des ratracs ou des hélicoptères, ou encore du gardiennage et de la sécurité des espaces occupés sachant que nous étions en plein milieu des pistes et donc des skieurs. Les premiers roughs nous permirent d'illustrer l'idée générale et les premiers plans d'implantation de nous rendre compte de l'énorme tâche qui se présentait à nous si nous voulions faire aboutir ce projet, en respectant toutes les normes de sécurité; encore fallait-il que nous puissions obtenir les autorisations nécessaires pour cela. | 
Premiers roughs montrant la tour de régie formant un iceberg (à gauche) et la terrasse du Chalet de Pierres transformées en pont de bateau (à droite) | 
Premiers plans d'implantation et des espaces occupés | Christian, le directeur technique, avait en charge la recherche de fournisseurs et la mise sur pied d'un vrai dossier technique, alors que de mon côté je continuais à avancer sur le concept dont les premières idées étaient les suivantes : le transatlantique "Y2K" - pris dans les glaces sur le flan d'une montagne, avec ses passagers et son équipage, à une époque indéterminée - est enveloppé d'une lumière céleste. Les passagers se réveillant d'un long sommeil (de plusieurs centaines d'années?... milliers d'années?...) découvrent l'intérieur du navire glacé et enneigé. A l'extérieur des géants de glace sont posés sur d'énormes malles de voyages. Alors que la montagne se met à vibrer, d'étranges personnages (envahisseurs?...) prennent possession du bateau et cherchent à brûler les idoles sacrées, figées sur le pont. Un dialogue dansé s'établi entre les uns et les autres jusqu'à l'unisson. Des images défilent sur la montagne et les cieux s'ouvrent d'or et d'argent vers un nouveau millénaire (3ème?.... 4ème?... 10ème?...)
| 
Horus | 
Bouddha | 
Statue Toltèque | 
Statue Île de Pâques | 
Flying Spaceman | | Mes premiers dessins représentant les statues de glace sur leur socle |  | Afin de compléter notre dossier et le présenter aux organismes qui devaient nous accorder les autorisations, nous avons réalisé des roughs plus précis que mes gribouillages et établi un cahier des charges de situation, poste par poste, avec entre autre la mise en place d'une tour, apposée au Chalet de Pierres, transformée en véritable iceberg à l'extérieur et qui, à l'intérieur, sera une vraie petite maison douillette sur trois étages, pour un séjour à la montagne. Rendez-vous est pris à Courchevel, courant juillet 1999, pour une présentation de notre projet aux organismes intéressés. Maîtrisant notre dossier, nous y arrivons sûr de nous, Philippe Lauwers, Christian Magotte et moi-même, et tour à tour répondons aux questions du directeur des pistes, du responsable de la Police locale, du délégué de la Mairie et du responsable de l'Office de tourisme. D'emblée, tout nous est refusé : interdiction de mettre du matériel sur les pistes, interdiction de les traverser pour amener du matériel au Chalet de Pierres, interdiction de tirer des lignes de câblage électrique, même si elles sont enfouies dans la neige, interdiction de tirer un feu d'artifice, interdiction de placer des lasers sur les hauteurs au niveau des téléphériques, interdiction de faire circuler des semi-remorques pendant la période des vacances, etc. Bien sûr, nous pouvons faire ce que nous voulons sur la terrasse du Chalet de Pierres et à l'intérieur, étant donné que c'est un lieu privé, mais personne ne nous explique comment amener les équipements sans possibilité de traverser les pistes avec des ratracs. L'héliportage est une solution ponctuelle, pour certain type de matériels, mais au tarif horaire auquel il est pratiqué il était inimaginable de l'envisager pour l'ensemble de l'opération. Après quelques secondes de flottement nous nous ressaisissons et proposons de retravailler sur le projet. Nous assurons nos interlocuteurs que nous avons bien pris en compte les conseils et indications que l'on venait de nous fournir et leur demandons si ils étaient ouverts à un nouveau projet moins envahissant. Accord, poignées de mains, au revoir et à bientôt. Retour à la case départ et moins d'un mois pour reformater notre dossier, revoir nos interlocuteurs afin d'obtenir un minimum d'autorisations, assurer nos clients que tout va bien et lancer la production de manière effective. |  |  |  retour |  suite |  |
|