"Franck-Luc Dancelme" Concepteur, metteur en scène, réalisateur, créateur de sons et d'images, écrivains, Franck-Luc Dancelme met en application ses multiples facettes au sein de KD Production et pour d'autres agences d'événementiel, françaises ou étrangères. Le DAUPHINE LIBERE Franck-Luc Dancelme Alchimiste de l'image | 
| Franck-Luc Dancelme, ce gargantua de l'information comme il aime se définir, présente en images et en musique les cinquante dernières années du siècle. | Il s'avoue volontiers ménestrel. "Comme les troubadours, je vais de ville en ville" confie Franck-Luc Dancelme qui, malgré un début d'Arts et Métiers savait surtout qu'il voulait "faire l'artiste". A quatorze ans, alors lyonnais, il crée un petit groupe "Losing Streaks" avec lequel il "gratouille" volontiers du Hendrix. Mai 68 passe ensuite par là, et il retrouve sous les pavés les plages d'... Espagne. Puis il monte un spectacle "One man tiède" qu'il tourne pendant sept ans à Deauville, Saint-Tropez, l'Alpe d'Huez... et se fait à l'occasion un joli carnet d'adresses avant de revenir sur Paris et de se lancer dans l'aventure RFM. Avec les rencontres passionnantes avec Sam Bernett et Coluche. Il possède 5000 vinyles et surtout un, dont il n'est pas peu fier, un "boeuf" Jimi Hendrix / Johnny Winter / Jim Morrison... Les années 80 sont pour lui celles des sociétés de spectacles. | Il y conçoit des show express qui font le régal des parfumeurs comme Dior, Hermès, Jacomo... En 1987, il crée un spectacle Place de la Concorde puis travaille pendant un an avec Jean-Michel Jarre, comme directeur artistique, sur son spectacle des Docklands à Londres. Depuis quelques années, il s'adonne uniquement à la création de fresque audiovisuelle, comme celle qu'il présente ce soir, et prépare d'arrache-pied le prochain spectacle des Pompiers de Paris, qui se déroulera au Palais des Congrès en juin prochain. Et il termine un livre, "Et Dieu dans tout ça?", avant de se lancer aussi dans "Sillon craqué", une émission programmant seulement des vinyles. "Je vais préparer une maquette et la proposer à des radios" raconte celui qui va embraser la place de Verdun cette nuit, celle pendant laquelle les deux millénaires vont se télescoper... Agnès BRAISAZ |
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OUEST-FRANCE Franck Dancelme : Vendeur de rêves | Son grand-papa voulait en faire un ingénieur, lui, il avait plutôt la fibre artistique: à 38 ans, Franck Dancelme s'aperçoit qu'il n'a pas fait le mauvais choix en quittant la voie tracée par l'aïeul. Avec “Ere Force”, sa jeune société de “conception/ réalisation/organisation/conseil”, il traverse comme un météore la planète de l'Afrique à la Turquie, de Porto Rico à Tokyo, de l'Australie à Londres. Franck Dancelme est un «vendeur de rêves» et ce type de négoce est de moins en moins une illusion. L'illumination allégorique de Monaco pour le départ de la Transat, c'était lui; le show Place de la Concorde qui a blo-qué 100.000 personnes à Paris l'an dernier, encore lui; les 400.000 personnes rassem-blées en 1979 en Yougoslavie pour une nuit UNESCO, il y | était déjà avec la société "Hold-Up"; le dernier concert Jarre à Londres, toujours lui en tant que directeur artistique. Et la Nuit Européenne Jean Monnet de ce soir sera bien sur signée Dancelme: «Je la cogite depuis plusieurs mois, explique-t-il, j'y travaille à fond depuis quinze jours. Ce sera vingt-six minutes de spectacle composées comme une sym-phonie. Sur la partition: des lumières, des effets pyrotech-niques, des images comme une progression visionnaire.» Vous l'avez compris Franck Dancelme est l'un des tous premiers zélateurs de la com-munication événementielle. Il est le Deus ex-machina de l'éphémère spectaculaire. «Et ce qui est bien, c'est que j'en suis le premier émerveillé», dit-il. Lorsque à la fin des an-nées 70, Dancelme lançait “Stand | -By”, sa première société de spectacle, il avait déjà une petite idée derrière la tête : «Faire du ciné plus que de la pub, mettre en scène un lieu à travers un thème donné; faire passer l'information par l'émotion.» «A l'époque, c'était encore un peu l'anarchie dans ce type d'action, poursuit-il. Depuis les techniques se sont affinées». “Stand-By” a généré en 1983 “Ere Force”, un staff de dix salariés et d'une trentaine de pigistes musiciens, chorégra-phes, techniciens, spécialistes de l'image, informaticiens... Entre-temps, Franck Dancelme a peaufiné sa conception du spectacle : des shows express de deux ou trois minutes d'une très forte intensité catharsique. «Il s'agissait pour moi de créer des événements rapides, mais d'une efficacité émotionnelle à | la fois forte et progressive, à la limite du subliminal, dans le bon sens du terme.» Pour Dancelme, plus c'est court, plus c'est show, et plus ça passe. Et «Ère Force» s'internationalise: à l'étranger on s'arrache ses spectacles. «Nous sommes cinq ou six entreprises de ce genre en France et nous sommes pour l'instant les seuls au monde à faire ce type d'action. Avouez qu'en France on a toujours des idées.» Mais parfois, Franck Dancelme crée des événe-ments médiatiques sans le vouloir: en Italie, l'an dernier, sur l'autoroute du Nord, l'hiver 87, les lumières de ses bat-teries de faisceaux ont été prises pour des OVNI. Normal quand on a pour profession de vendre du rêve. G.B |  « J'ai exploité tout le relief de la façade pour créer mon spectacle ».
| Fiche Technique | La Nuit européenne déroulera ses fastes sur le terre-plein derrière l'ES-SCA. Ce vaste espace, où seront installées des tribunes, peut accueillir plusieurs milliers de personnes. Des déviations seront mises en place dans le quartier de Belle-Beille et des agents de la ville indiqueront aux spectateurs les parcs de stationne-ment. Le spectacle débutera à 20 h ce samedi, mais il est conseillé d'arriver vers 19 h 30 (entrées gratuites) sur le site où seront déjà diffusées une musique d'ambiance et des spots publicitaires. Puis en prélude au show, deux alpinistes descendront en rappel la façade du bâtiment. Le spectacle? | Vingt-six minutes de féerie lumineuse et sonore qui ont de mandé dix mois de préparation, un budget de 1,4 MF et la participation d'une cinquantaine de techniciens. Six cent projecteurs, 20 000 watts de sono, un laser d'une portée de 30 km, quatre canons à images sont mobilisés dans l'affaire. Des images de 60 m sur 20 défileront sur la façade au rythme d'une musique originale du com-positeur Yves Ottino, tandis de quatre faisceaux de DCA formeront au firmament le "M" de Monnet. Ces faisceaux, appelés aussi "Cannon-spaces" ou "Sky fingers" percent litté-ralement la nuit et peuvent se voir à 15 km. |
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"Création" F. Dancelme, magicien de l'éphémère Metteur en scène, musicien, magicien... Difficile de coller un titre à Franck Dancelme. Il réfute celui de metteur en scène d'événementiel: "Aujourd'hui, tout le monde affirme faire de l'événementiel, même les traiteurs et les loueurs de voitures!" Pour simplifier, il conçoit, produit et met en scène des spectacles hallucinants, tous uniques, pour des gros coups. Ainsi, parmi ses clients, Christian Dior compte comme l'un des plus fidèles. Franck Dancelme avait déjà produit les spectacles de lancement des parfums Jules et Poison. Il vient de faire plus fort avec les shows de lancement pour le nouveau parfum Dune. "Pour moi, Dune fut un véritable challenge: il a fallu que j'arrive à faire mieux, à impressionner encore plus les spectateurs que pour Poison..." Du coup, Franck n'a pas négligé ses effets : écrans d'eau, feux d'artifices, couleurs... Et les trois spectacles successifs (Biarritz, Vaux-le-Vicomte, Cannes) ont étonné tout le monde... alors que le show durait moins de 5mn. Car Franck Dancelme travaille dans l'éphémère: ses spectacles sur des produits ne durent jamais plus de 5mn, mais rarement moins de 30s. Ce qui est très court, lorsque l'on sait quelle organisation ils requièrent: équipes allant jusqu'à 50 personnes, fabrication spéciale d'énormes objets gonflables, mobilisation totale des lieux et des budgets qui vont de 500 000 F à 1 MF! Quant aux techniques utilisées, elles sont aussi diverses que parfaitement maîtrisées par leur concepteur : laser, pyrotechnique, projections d'images géantes, écrans gonflables, écrans d'eau, fumigènes, feux d'artifices, effets spéciaux... Pour un résultat sans cesse renouvelé. Car Franck Dancelme adapte ses mises en scène à chaque lieu qu'il visite. Depuis dix ans qu'il oeuvre, il a appris à connaître les meilleurs spécialistes dans chaque technique. Ce n'est pas un hasard s'il a été DA et coordinateur de J.-M. Jarre lors de son spectacle à Londres. Pas un hasard non plus si la ville de Paris a fait appel à lui en 1987 pour l' "Histoire de la place de la Concorde". Ses projets? D'abord, affiner ses féeries urbaines, spectacles plus long (30mn) qu'il réalise pour des municipalités. En attendant de prochaines folies pour d'autres produits... Renaud Baronian
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La VOIX DU NORDP ortrait :Franck Dancelme “Metteur en rêve” |  | Franck Dancelme exerce une profession qui ne court pas les rues: «metteur en rêve de l’imaginaire» ou si l’on préfère «conteur des temps modernes» à la manière des troubadours qui, jadis, allaient de château en château dire des histoires et jouer de la musique. Il ne possède aucun diplôme (comme il faisait beau le jour du bac, il a préféré se rendre... à la piscine) ce qui n’empêche pas ce Nancéien de 44 ans de passer pour l’un des meilleurs spécialistes en matière de «communication spectaculaire». Après avoir fait de la musique et s’être promené un peu partout en France et dans le monde, il s’est | lancé dans ce nouveau créneau en 1979. Trois ans pour faire ses preuves chez un ami et voilà qu’il fonde sa propre société en 1982. Images, sons, effets spéciaux, éclairages : tout se mélange dans les spectacles que Franck Dancelme et son équipe préparent. On lui doit des «visions éphémères indélébiles» pour le lancement des parfums les plus prestigieux. En moins de trois minutes, il cherche à laisser une impression impérissable dans la mémoire et l’imagination des spectateurs. Il travaille aussi pour des municipalités qui veulent célébrer tel ou tel événement de manière originale. |
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Dunkerque Magazine Franck Dancelme, metteur en scène : «A l’abordage»! | «A l’abordage» ! Avec un nom de cette trempe, le «papa» de ce spectacle géant ne pouvait être qu’un artiste conquérant. Pour honorer le retour des son corsaire magnifique sur une place Jean-Bart remise à flots, la Ville a choisi Franck Dancelme. Un «fameux gaillard» de 44 ans, oeil bleu et regard droit, voguant sur la lame de ses fantasmagories.
Dunkerque magazine : Franck Dancelme, vous venez de présenter un spectacle sans précédent pour les Dunkerquois. C’est un spectacle fictif ou fondé sur une vision historique rationnelle
Franck Dancelme : Ce n’est pas fictif. Pendant un mois, je me suis beaucoup documenté pour m’imprégner de la mentalité dunkerquoise. J’ai rencontré des historiens de la région et des Dunkerquois aussi. J’ai lu des livres sur Jean Bart et sa ville. Finalement, j’ai opéré un parallèle entre l’histoire et la légende, en essayant de ne dénaturer ni l’une ni l’autre. J’ai imaginé la ville comme une allégorie qui raconte elle-même son histoire.
Vous insistez sur l’aspect onirique de l’histoire, est-ce un parti pris de mise en scène?
Franck Dancelme : Oui, d’ailleurs je ne me considère pas comme un metteur en scène mais comme un metteur en rêve de l’imaginaire. Un conteur des temps modernes. Un troubadour qui va de ville en ville raconter des histoires. | Quel était exactement votre rôle dans le spectacle?
Franck Dancelme : J’ai conçu entièrement le déroulement des images, des textes et de la musique. J’ai écrit le texte qui est lu par Valérie Barré, une comédienne Dunkerquoise. Sa voix a été enregistrée sur une bande dont je commandais le déroulement. En fait, j’ai établi la portée d’une symphonie composée de lasers, d’images lancées au canon, d’effets spéciaux et de musique. Et moi, en haut de mon échafaudage, j’étais tel le chef d’orchestre.
Un chef d’orchestre d’un genre nouveau, semble-t-il?
Franck Dancelme : On peut le dire comme cela. J’étais relié par des micros d’ordre à tous les concepteurs techniques, et c’est moi qui leur disais de lancer tel ou tel effet de lumière, ou d’actionner les canons à images, sortes d’énormes projecteurs de diapositives.
La veille de la grande tempête de sons et lumières, le fier capitaine Franck Dancelme sur son vaisseau «place Jean-Bart» regardait encore le ciel en disant : «A la veille des fêtes de Noël, je vais mettre des paillettes dans le ciel. Et s’il pleut, ça va être encore plus magique.»
Ce soir-là, il n’a pas plu et le rêve était magnifique. |
Ouest-France Franck Dancelme Communication "spectaculaire" | ANGERS - Directeur artistique et coordinateur visuel du concert de Jean-Michel Jarre, à Londres, Franck Dancelme est aussi à l’origine de super-shows à base d’images géantes, de lasers, d’artifices, de lâchers de ballons géants. Il a écrit et conçu le spectacle qui sera donné samedi soir (gratuitement pour le public) à Angers, à l’occasion de l’inauguration des nouveaux locaux de l’école de commerce, l’ESSCA, dont le thème est un hommage à Jean Monnet. - La communication «spectaculaire», c’est un bien grand mot... « C’est vrai que nous n’avons rien inventé. Louis XIV réalisait déjà des fêtes majestueuses, qui étaient autant d’événements. Nous nous voulons plus proches de Jules Verne et de Spielberg que d’un publicitaire. Notre travail, c’est la mise en scène d’un lieu, par le moyen d’un spectacle pour faire passer un «message». - C’est bien publicitaire, ça? « Il s’agit bien de démultiplier l’impact d’une campagne de promotion. Nous créons de la démesure sur mesure, | 
c’est-à-dire que nous employons toute une batterie de matériel et de techniques non pas pour impressionner mais pour faire resurgir chez le spectateur son goût du merveilleux, et ainsi le rendre disponible pour notre message». - Quel est le message du spectacle ESSCA-Jean Monnet, de samedi à Angers? « Je n’ai pas voulu faire quelque chose de pédagogique ou d’institutionnel mais susciter l’intérêt sur sa personne. A la fin des 26 minutes du spectacle, on aura envie de découvrir ce sacré bonhomme, père des Etats unis d’Europe ». |

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