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Ce spectacle, de type "Féerie Urbaine", est destiné aux municipalités et collectivités locales. Il retrace les cinquante dernières années et le début de ce nouveau millénaire, au travers la musique rock et populaire et près de 400 images généralement projetées sur des façades de monuments, mais peut se faire aussi sur un écran d'eau.

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SUD-OUEST
Édition Grand Bordeaux

Inoubliable féerie urbaine

Magicien des mots, des musiques et des images,

Franck Dancelme a offert, pour le 14 juillet, une pluie d’étoiles filantes

Une fresque audiovisuelle exceptionnelle (Photo DR)

FRANCIS SCHWARZ

Présenté comme «un metteur en rêve de l’imaginaire, un conteur des temps modernes», Franck Dancelme, un artiste-artisan nouvellement immigré de Paris à Artigues, à réussi en cette belle soirée du 14 juillet à fasciner durant une demi-heure autour de milliers de personnes. Des familles entières, tout juste revenues de la plage pour beaucoup, se sont installées derrière les barrières ou loin dans le parc étendues dans l’herbe grasse du château « rococo » au « look » Napoléon III pour voir un spectacle unique en Gironde.

Ce curieux gaillard, dirigeant de l’entreprise KD Production, toujours en tenue de plage, possède le regard droit voguant sur la lame de ses fantasmagories. Et il a su après de grandioses spectacles à Paris, Londres (avec Jean-Michel Jarre), ou Lille, projeter dans une charmante mais modeste ville de banlieue au sens propre comme au sens figuré, une partie de sa « folle » intériorité.

Grâce à la ville d’Artigues on a eu le loisir vers 23 heures de

parcourir un demi-siècle au travers de la musique rock et populaire et des images géantes usant de la mairie comme d’un écran.

LE BIG BANG

Trois éclairs sonores reten-tissent, symbolisant les trois coups, et une musique spatiale se fait entendre.

Des images, en noir et blanc, apparaissent sur la façade de la maison déstructurant son architecture. De nouveau une voix venue du fond de l’espace intervient :

« L’univers est né il y a douze milliards d’années, d’une gigantesque déflagration cosmique. L’expansion de la matière commença dans la demi-heure qui suivit l’explosion du premier Big Bang… Bang… Bang.»

  Un orage cosmique gronde, des chœurs s’élèvent, les images s’irisent, prennent de la couleur, s’animent. Enfin, pour la troisième et dernière fois la voix de Franck Dancelme inter- vient: « Au début des années 50, un second Big Bang bouleversa notre planète. On appela ce Big  Bang… »

Une autre voix prend le relais

 et crie : « Rock’n’ Roll ».

  On change alors résolument de musique. Une image an- nonce : les années 50. Les musiques sont des grands classiques du rock’ n’roll.

  Parallèlement, des images sont projetées, non pas comme des argumentaires à cette musique, mais plutôt comme des éléments complémentaires qui ont été interprétés par chacun de façon différente.

Le public fasciné a ainsi vu défiler de façon strobos-copique chaque décennie après les années 50, les 60’s jusqu’à l’an 2000. Chaque génération a trou- vé son lot de souvenirs, voire de nostalgie. Les images étaient aussi représentatives des tendances de chaque époque : mode, graphisme, couleurs, montrant l’essor économique, industriel ou technologique. En tout, plus de 250 images ont été projetées sur la façade de la Mairie et ont définitivement effacé le mauvais souvenir de l’incendie de la toiture consécutif au feu de bengale après le 14 juillet 1996.

Sur les 27 minutes de spectacle, ce sont 42 titres de musiques qui ont cadencé celui-ci ainsi

de brillantes interventions pyrotechniques avant le bouquet final.

Des événements sonores étaient mixés avec les musiques comme l’intervention d’un speaker américain annonçant la mort de Kennedy, 38 minutes après son assassinat avec en fond sonore « Apache des Shadows », puis Mai 68, avec les étudiants et Dani « Le Rouge » Cohn-Bendit sur des musiques des Beatles ou des Beach-Boys, suivi de De Gaulle qui ne démissionnera pas sur « On the Road again » des Canned Heat…

Selon Franck Dancelme sa principale satisfaction après des applaudissements nourris et un enthousiasme quasi général a été « d’apporter un peu de lumière et de chaleur dans le cœur des gens qui viennent s’évader de leur quotidien… »

Et beaucoup de spectateurs espèrent pour l’année prochaine un spectacle de lutins… ou de princesses avec des jeux d’eau appropriés à ce cadre romantique.

 

F.S.

Le DAUPHINE
LIBERE

FESTIVITÉES

La féerie urbaine

C'est vendredi matin que les techniciens se sont emparés de la place de Verdun.

Si hier soir, ils ont fait le filage, vendredi soir, déjà, ils s'appropriaient la façade pour des essais lumière.

Ce soir, le public fêtera la fin du siècle d'une manière détonante...

Il a un rendez-vous incontournable, sur la place de Verdun? Dès 23 h 15.

En attendant les douze coups fatidiques!

propositions se sont déclinées du plus  traditionnel feu d'artifice jusqu'au spectacle multimédia" confie encore Gérard Bernerd, maître d'œuvre de cette nuit magique qui se prolongera ensuite sur la place Jean Marcellin, avec distribution de vin et de chocolat chauds, autour d'un écran géant qui diffusera en boucle, "Big Bang Rock" grâce à Mosaïc Production.

On dansera également sur la place du centre-ville, puisque Vincent Uzest y assistera le temps le tempo et on se réchauffera aussi autour des braseros...

Les Gapençais ont donc un rendez-vous de trente trois minutes de bonheur.

Cette grande fresque audio-visuelle les baladera dans un siècle et plus exactement dans les cinquante dernières années où la musique a largement accompagné l'évolution de la société , ses   modes, ses tendances, son actualité, ses événements.

De De Gaulle en Algérie à l'assassinat de Kennedy, en

passant par l'arrivée du Concorde, mai 68, la chute du mur de Berlin et l'avènement du Mac Do, du portable, d'Internet... les images sont un vrai choc. Tous ces grands événements seront projetés au son d'Eddie Cochran, de Chuck Berry, de Michaël Jackson, des Beatles et des autres. Un retour sur l'histoire, un voyage dans la mémoire...

330 liths, images géantes de 24 cm. de côté colorisées par Franck-Luc Dancelme, et 80 morceaux musicaux, la façade de Verdun va en voir de toutes les couleurs. "La bâtisse est très belle, la texture s'y prête parfaitement, c'est une vraie alchimie" sourit le metteur en scène qui est arrivé sur le site dès vendredi matin avec ses techniciens. " Nous serons dix-huit au total ce soir, entre les artificiers, la régie son et celle de la lumière" précise-t-il.

Et tous sont impatients, bien évidemment, de peindre le cœur et l'âme des spectateurs.

 

Agnès BRAISAZ

Trois cent trente images géantes, pas une de moins! Il fallait au moins cela pour mettre en image le siècle qui s'achève. Sous la baguette magique de Franck-Luc Dancelme, passé maître dans l'art du spectacle événementiel.

C'est ce soir que les Gapençais ont rendez-vous sur la place de Verdun, à 23 h 15, pour passer dans le nouveau millénaire. "Big Bang Rock", véritable son et lumière du siècle, leur laissera un souvenir dont on parlera longtemps dans les chaumières.

C'est vrai que la municipalité a voulu frapper les esprits :

"Nous souhaitions quelque chose dans l'esprit de l'an dernier, avec un moment de partage..." confie Gérard Bernerd, le directeur du service communication et de l'office de tourisme. Et pour créer l'émotion, dans un délai tout de même court vu la saison, la municipalité s'est tout de suite tourné vers un spectacle son et lumière qui prendra ses aises sur la façade du lycée Dominique Villars : "Nous avons lancé une consul-tation auprès de sociétés spécia-lisées et différents artificiers et les

Le DAUPHINE
LIBERE

Nuit extraordinaire

pour changement de millénaire

Place de Verdun, porte Lignole, ou dans les soirées privées, on a célébré dans la joie la nouvelle année.

On l'attendait exceptionnelle. Elle fut extraordinaire. Cette nuit, où les deux millénaires se sont télescopés, la municipalité a proposé une belle animation. Promenade nocturne...

abandonnée aux rythme de Bill Haley, Chuck Berry, Téléphone et autres Pink Floyd. Le metteur en scène, Franck Dancelme, est venu livrer aux Gapençais sa vision des cinq dernières décennies en trois cent trente trois images et quatre-vingt morceaux musicaux : "Big Bang Rock". 

Et pour sonner, à sa manière, les douze coups de minuit, il a eu l'idée d'enflammer le ciel de telle façon,  que les Gapençais ne sont pas près d'oublier.  Tant le

bouquet final pour saluer ce millénaire finissant a été intense. Inoubliable...

Déjà sur la place on s'embrassait et bien vite la foule, nombreuse a pris possession de la place Jean Marcellin, où certains ont dansé jusqu'à très tard dans la nuit, grâce à Vincent Uzest donnant le tempo de cette nuit particulière. La ville de Gap avait prévu aussi, braseros et distribution de vin et de chocolat chauds...

 

Agnès BRAISAZ

Déjà, on savait que les Gapençais feraient la fête. Et pourtant, même si les festivités n'ont pas connu le même engouement que l'an passé, Gap a su faire la fête.

La municipalité avait envie de marquer l'événement et a  convié a population place de Verdun. Dès 23 h 30, la façade du lycée Dominique Villars s'est embrasée  et s'est volontiers

Le DAUPHINE
LIBERE

PLEINS FEUX

Pluie d'étoiles sur la ville

Des milliers de personnes ont assisté à Big Bang Rock dimanche soir, place de Verdun.

Vincent OLLIVIER

La municipalité avait voulu marquer les esprits pour le changement de millénaire (voir notre édition d'hier).

Ce fut réussi. Et même plus que cela. Le rendez-vous était donné place de Verdun et de mémoire de Gapençais, jamais on n'avait vu dans le ciel de la ville une telle explosion de couleurs.

Big Bang Rock, la rétrospective des cinquante dernières années, façon Franck-Luc Dancelme, s'est affichée sur la façade du lycée Dominique Villars. Le metteur en scène a égrené les décennies au son du rock, du disco, du punk, du rap, etc.

"J'ai trouvé l'alchimie entre tous ces morceaux choisis et la démesure du bâtiment" confiait le metteur en ciel lors du filage samedi soir "je trouve la bâtisse très belle, son architecture est intéressante, on va s'appuyer sur les arêtes des toit et l'angle des façades".

Le résultat fut à la hauteur des ambitions. Les Gapençais ont découvert cinquante ans résumés en trois cent trente trois images, le tout rythmé par quatre vingt six morceaux musicaux...

Et pour conclure cette fin de siècles, de millénaire... ils ont du lever les yeux. Pour y voir des millions d'étoiles!

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Dernière mise à jour  / Last update : 17/11/2009