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"Offenbach" : Texte écrit pour un spectacle pyrosymphonique

écrit par : Franck-Luc DANCELME - Interprètes : Jean-François Macaigne & Franck-Luc Dancelme - Montage musical et mixage : KD Production

Musique et durée

Séquence

« La Vie Parisienne » : 1'45"

SEQUENCE I :

Franck : Mesdames,

Jean-François : Mesdemoiselles

Franck : Messieurs,

Franck & J.F. : Bonsoir!

Jean-François : Lorsque l’on entend les premières notes de la «Vie Parisienne», on ne peut s’empêcher de penser au French Cancan, au Moulin Rouge et à Toulouse Lautrec.

Franck : Mais celui qui représente le mieux cette légèreté, cette fête, cette joie bondissante,

Jean-François : Telle des bulles caracolant dans une flûte de champagne,

Franck : C’est Jacques Offenbach.

Jean-François : De son vrai nom Jacob Eberst, il est le génie créateur des Bouffes-Parisiens,

Franck : le père de l’Opérette, véritable magicien de la musique,

Jean-François : qui au lieu de faire sortir des lapins de son chapeau en faisait jaillir la gaieté.

« La Vie Parisienne » : 2'02"

 (Valse)

SEQUENCE II :

Franck : Le 5 octobre 1880, un homme remonte tranquillement le boulevard des Capucines.

Jean-François : Cet homme c’est Léonce, un des principaux comédien de la troupe d’Offenbach.

Franck : Il s’arrête au numéro huit et sonne.

Jean-François : Le concierge de l’immeuble ouvre la porte, s’avance lentement et lui murmure :

Franck : «Monsieur Offenbach est mort cette nuit. Il est mort d’une mort tranquille, tout doucement, sans s’en apercevoir.

Jean-François : Ah! répond gravement le comédien, Il sera bien ennuyé quand il s’en apercevra...»

Franck : Cette réplique est à l’image d’Offenbach, car nul n’aimait la vie avec plus de passion que lui,

Jean-François : Nul ne la vivait avec plus de frénésie,

Franck : criant,

Jean-François : gesticulant,

Franck : riant,

Jean-François : bondissant,

Franck : avec ses accès de gaieté,

Jean-François : son innocence puérile,

Franck : son amour indéfectible pour le genre humain,

Jean-François : lui qu’on aurait dit «né du croisement d’un coq et d’une sauterelle.»

«Barbe Bleue» (montage): 1'35"

SEQUENCE III :

Franck : Tout commence à Cologne, le 20 juin 1819.

Jean-François : Le Génie de l’Opérette arrive sur terre en s’incarnant dans la personne chétive du petit Jacob.

Franck : Celui qui allait devenir le symbole de la Fête et de la Gaieté Parisienne,

Jean-François : qui allait être reconnu dans le monde entier,

Franck : et que le Destin poussa un jour vers la Ville Lumière.

Jean-François : Le petit Jacob Eberst de Cologne allait devenir le grand Jacques Offenbach des Bouffes-Parisiens.

«La Grande Duchesse de

Gérolstein» (Extrait 1) : 1'10"

 

SEQUENCE IV :

Jean-François : Un jour de novembre 1833, alors âgé de quatorze ans, Jacob, accompagné de son père et de son frère Julius, monte dans la diligence de Paris.

Franck : Il n’a pour seule et unique fortune qu’un violoncelle plus haut que lui,

Jean-François : mais bien moins grand que l’ambition qui l’anime.

Franck : A peine arrivé dans la capitale, le Destin malicieux lui permet d’entrer au Conservatoire.

«La Grande Duchesse de

Gérolstein» (Extrait 1) : 1'53"

SEQUENCE V :

Jean-François : Ignorant la langue française, il ne lui faut que quelques mois pour intégrer et assimiler les subtilités de ce langage,

Franck : avec cependant un obstacle qu’il ne parviendra jamais à franchir, un fort accent teutonique.

Jean-François : Accent qui provoquera parfois des situations cocasses comme avec son professeur de Conservatoire :

Franck : «- Monsieur Offenbach, je vous prie de m’écouter.

Jean-François : - Mais che fous égoute, Monsieur.

Franck : - Comment ça vous m’égoutez? Je vous prie de me parler avec plus de respect.»

«La Belle Hélène» : 1'20"

SEQUENCE VI :

Franck : Offenbach quitte le Conservatoire au bout d’un an.

Jean-François : Il observe les manies ridicules des dandies et courtisanes, qui vont être la source de nombreuses de ses opérettes.

Franck : A quinze ans il se retrouve engagé à l’Opéra Comique.

Jean-François : C’est alors qu’il éprouve l’irrésistible désir d’inventer la vraie gaieté musicale qui éclatera un jour comme un feu d’artifice dans le ciel de Paris.

« Les Contes d’Hoffmann»

(Valse) : 1'20"

SEQUENCE VII :

Franck : Il vit chichement, dans une mansarde de la rue des Martyrs, avec son frère Julius.

Jean-François : La valse arrive en France et prend ses droits de cité à Paris, grâce au concert que vient de donner Johan Strauss, le père, et tout le monde est conquis par cette danse nouvelle.

Franck : Offenbach se met à composer et pour la première fois une de ses oeuvres va être jouée en public.

Jean-François : Une valse bien entendu.

«Orphée aux Enfers» (Polka)

1'36"

SEQUENCE VIII :

Jean-François : Précurseur avant tout, Offenbach comprend que la publicité est le plus court chemin pour s’imposer à Paris.

Franck : Il fait passer dans Le Ménestrel, périodique fort répandu dans les milieux artistiques, l’article suivant :

Jean-François : "Il existe à Paris une toute jeune célébrité, dont il est fâcheux que le monde musical ne se doute pas; c’est Monsieur Offenbach, compositeur de Valses, qui s’est formellement engagé à détrôner Strauss. Monsieur Offenbach compose régulièrement trois valses avant son déjeuner, une mazurka après son dîner et quatre galops entre les deux repas. Ce jeune prodige nous prie d’annoncer qu’il vient de perdre un mouchoir blanc sur lequel il avait griffonné le manuscrit d’une valse. Une récompense honnête à qui le trouvera"

Franck : Voilà tout l’humour et la dérision d’Offenbach.

«Le Voyage dans la Lune»

(allegro vivo) : 1'36"

SEQUENCE IX :

Jean-François : Eh oui! Qu’on en parle en bien ou en mal, on commence à parler d’Offenbach,

Franck : Et une fois de plus les bonnes fées qui veillent sur lui vont se manifester à l’occasion d’une rencontre providentielle avec un aristocrate fortuné,

Jean-François : Et, à défaut de devenir riche, voilà qu’à dix-neuf ans, Offenbach devient la coqueluche de la haute société.

Franck : Cela tient tant à ses compositions qu’à son allure cocasse, planté sur ses longues jambes d’échassiers,

Jean-François : avec sa crête en guise de crâne,

Franck : et son lorgnon tellement attaché à son nez qu’il semble faire partie intégrante de son visage.

Jean-François : Offenbach fait la joie des caricaturistes,

Franck : C’est la consécration!

«Le Voyage dans la Lune»

(variations) : 1'05"

SEQUENCE X :

Franck : Dès janvier 1839, tout va très vite, réputation et comparaisons vont bon train,

Franck : Le Ménestrel n’hésite pas à le comparer à Frédéric Chopin.

Jean-François : Une revue, L’Artiste, cite : "Il sera le Frantz Liszt du violoncelle ou, bien mieux, il l’est déjà."

«Orphée aux Enfers» (Valse)

et «Can Can Scène2» : 1'32"

SEQUENCE XI :

Jean-François : En 1843, il rencontre Herminie, une jeune espagnole de dix sept ans,

Franck : il en a vingt-quatre,

Jean-François : elle est littéralement conquise par ce grand escogriffe.

Franck : Après un an de cour assidue, il l’épouse.

Jean-François : Il l’aimera, comme il aimera les cinq enfants qu’elle lui donnera, avec tendresse et sagesse,

Franck : mais sans cette folie qu’il mêle à son amour de la musique.

Jean-François : Il faut se rendre à l’évidence, Offenbach n’aura jamais qu’une vraie passion :

J.F. et Franck : La MUSIQUE!

«Can Can Scène 1» : 1'26"

SEQUENCE XII :
Franck : Offenbach compose, et devient chef d’orchestre de la Comédie Française,

Jean-François : Le vieux Rossini dit de lui :.- C’est le petit Mozart des Champs-Elysées,

Franck : Tout va basculer le 4 juin 1855.

Jean-François : Le Préfet de Police autorise le sieur Offenbach à ouvrir son Théâtre, auquel il a donné un nom qui résume tout son programme.

Franck : "Les Bouffes Parisiens".

Jean-François : Deux mots qui sonnent joyeusement dans le ciel de la capitale et annonce l’avènement de Sa Majesté la Gaieté.

«Can Can Scène 3» : 1'24"

SEQUENCE XIII :

Franck : Offenbach a 36 ans et va créer plus d’une centaine d’Opérettes qui, un siècle et demi plus tard, tiennent encore le haut de l’affiche.
Jean-François : Parmi ses oeuvres; "La Vie Parisienne", bien sûr mais aussi "La Belle Hélène", "Les Contes d’Hoffmann", "Orphée aux Enfers", "Barbe-Bleue", "La Grande Duchesse de Gérolstein", "Voyage dans la Lune".

Franck : Impossible de toutes les citer, mais ces oeuvres ont fait font et feront les beaux jours des revues les plus célèbres dans le monde entier.

Extrait du film «Moulin Rouge» et «Can Can Scène 4» : 2'54"

SEQUENCE XIV :

Franck et J.F.: Moulin Rouge, Bataclan, Folies Bergères, La Cigale, Les Ambassadeurs, l’Alcazar.

Franck : A tous ces noms, existe un point commun unique,

Jean-François : celui du Génie de l’Opérette et de la Féerie Musicale

Franck : Magicien des notes qui dansent, il est le compositeur de son temps par excellence

Jean-François : l’Empereur du French-Can Can,

Franck : Jacques Offenbach, à qui nous donnons le mot de la fin :

Jean-François : «Fous afez égouté? Alors Tansez maintenant. Ponsoir!»

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Dernière mise à jour  / Last update : 07/01/2010 23:25:33